France

Trois routes à conduire avant de rendre les clés

La plupart des trajets commencent à Paris, où la voiture attend déjà à l'hôtel ou à l'aéroport, pleins faits et papiers réglés. Passée la sortie de l'agglomération, trois régions concentrent l'essentiel de ce qui justifie un vrai plaisir de conduite en France, chacune avec son rythme, ses routes et ses contraintes de stationnement propres.

Itinéraire

Au volant de la ville

  1. 01

    Luberon et Alpilles

    Les départementales entre Gordes, Bonnieux et Saint-Rémy-de-Provence se prennent bien avec un cabriolet ou une GT : virages ouverts, revêtement correct, peu de circulation en dehors de juillet-août. Le stationnement se joue surtout aux entrées de village, souvent limité en taille pour les gros SUV ou les supercars larges — mieux vaut se garer en périphérie et finir à pied. C'est une région à parcourir tôt le matin, avant que les cars de visite ne remplissent les parkings.

  2. 02

    Alpes du Sud, Route Napoléon et cols environnants

    Entre Digne-les-Bains et Grasse, la route grimpe par lacets larges, idéale pour tester la réponse d'un moteur comme celui d'une Ferrari 296 GTB ou d'une Audi RS6 sur l'accélération en sortie de virage. Les cols alentour, comme le Turini, se conduisent différemment selon la saison : en dehors de l'été, mieux vérifier l'état de la route avant de partir, certains tronçons de montagne pouvant fermer ou geler en hiver. Le plein se refait facilement dans les bourgs avant la descente vers la Côte.

  3. 03

    Corniches de la Côte d'Azur

    La Moyenne Corniche entre Nice et Monaco offre une conduite plus posée, en surplomb de la mer, avec des points de vue qui invitent à ralentir plutôt qu'à accélérer. La Grande Corniche, plus haute, convient mieux aux voitures compactes ou aux GT bien équilibrées. En arrivant à Nice ou Cannes, la restitution se fait souvent à l'hôtel, ce qui évite de chercher un point de dépôt en fin de séjour — utile après plusieurs jours de route où l'attention se porte sur la conduite, pas sur la logistique de retour.

À propos de France

Le choix du véhicule dépend avant tout du terrain. Dans Paris et les autres centres urbains denses, où les rues sont étroites, les sens uniques nombreux et le stationnement compté, une berline ou un GT compact se manœuvre plus facilement qu'une voiture longue ou basse. Sur la Riviera, dans les collines de Provence ou sur un col alpin, les priorités changent : on recherche plutôt un confort qui tient sur la durée, une tenue de route stable dans les virages et une voiture qui garde de l'aisance sur des journées entières de conduite.

Un séjour urbain et un itinéraire de plusieurs jours ne demandent pas le même véhicule. Pour des arrivées à Paris suivies de rendez-vous professionnels, une voiture à l'aise dans la circulation et sur de courts trajets convient mieux. Pour un parcours qui relie plusieurs régions françaises, la voiture doit tenir davantage : confort constant après plusieurs heures de route, volume de coffre suffisant pour les bagages, et un comportement qui reste agréable une fois quittée l'autoroute pour des routes secondaires plus étroites.

Avant que la voiture ne prenne la route, il est préférable que les conditions de dépôt de garantie, d'assurance et de retour soient posées clairement, plutôt que reléguées en petites lignes. Savoir ce qui est couvert, dans quel état le véhicule doit être rendu et comment le dépôt est traité permet, le jour de la prise en main, de se concentrer sur le trajet à venir plutôt que sur des clauses qui auraient dû être réglées en amont. Cette clarté compte d'autant plus lorsque le même contrat couvre un déplacement à travers plusieurs régions françaises.

Conduire soi-même n'est pas systématiquement la meilleure option. Pour une arrivée professionnelle, un transfert en soirée ou un événement où l'essentiel est d'arriver posé plutôt que de gérer la navigation, une berline avec chauffeur répond mieux au besoin, tandis qu'un GT ou un cabriolet a plus de sens pour un conducteur qui souhaite garder la main sur un itinéraire côtier ou de montagne. Trancher cette question en amont facilite le choix du véhicule, et des formalités qui l'accompagnent, en fonction de l'usage réel qui en sera fait.